ParaExam

← Théorie

Météo · Théorie

Cartes météo

Lire une carte synoptique et ses symboles, puis la carte de l’examen : secteurs des fronts, nuages, vent et temps en Suisse.

La carte synoptique

La pression, en isobares, et les fronts : c’est ce qu’on dessine d’abord sur une carte synoptique, une carte géographique qui montre l’état de l’atmosphère à un instant donné. Le vent, la température ou la nébulosité peuvent s’y ajouter.

Pour qu’on puisse les comparer d’un lieu à l’autre, les pressions y sont réduites au niveau de la mer (fiche « La pression au niveau de la mer »).

Les symboles

Légende des symboles. Trait bleu avec un triangle : front froid ; trait rouge avec un demi-cercle : front chaud ; trait violet avec un demi-cercle et un triangle : occlusion ; H et B : haute et basse pression ; ligne portant un nombre (ici 985) : isobare, avec sa pression en hPa. Les couleurs servent seulement à distinguer les trois fronts (bleu pour le froid, rouge pour le chaud) : les cartes de l’examen sont en noir. Leneuf, Météo, p. 27.
Légende des symboles. Trait bleu avec un triangle : front froid ; trait rouge avec un demi-cercle : front chaud ; trait violet avec un demi-cercle et un triangle : occlusion ; H et B : haute et basse pression ; ligne portant un nombre (ici 985) : isobare, avec sa pression en hPa. Les couleurs servent seulement à distinguer les trois fronts (bleu pour le froid, rouge pour le chaud) : les cartes de l’examen sont en noir. Leneuf, Météo, p. 27.
Symbole Sens
Trait avec des triangles front froid (N°141)
Trait avec des demi-cercles front chaud (N°142)
Triangles et demi-cercles alternés occlusion (N°144)
Ligne fine avec un nombre isobare (N°143)
H / B (T sur la carte de l’examen) haute / basse pression
  • Une isobare relie les lieux où la pression, réduite au niveau de la mer, a la même valeur. Le nombre qu’elle porte est cette pression, en hPa : 1025 veut dire 1025 hPa (fiche « Les isobares »).
  • Une occlusion naît quand le front froid a rattrapé le front chaud et se confond avec lui : son symbole réunit ceux des deux fronts (fiche « L’occlusion »).

Moyen mnémotechnique : triangles pointus pour le front froid, à l’arrivée brusque ; demi-cercles ronds pour le front chaud, lent et progressif. L’occlusion, deux fronts réunis, porte les deux.

Piège. Une isobare ne porte ni triangle ni demi-cercle, seulement sa valeur. Et une occlusion n’est pas un front froid : elle mêle triangles et demi-cercles, alors que le front froid n’a que des triangles.

La carte de l’examen

Pour les N°151 à N°164, l’examen montre la carte reproduite ci-dessous.

Carte synoptique, la même que celle de l’examen ; ses noms sont en allemand. Lignes fines : les isobares, une tous les 5 hPa, avec leur valeur (de 1010 à 1030 hPa). T : la dépression sur la Scandinavie, à l’ouest de Stockholm, à l’intérieur des isobares les plus basses ; la carte étant en allemand, T note Tief. H (Hoch) : les hautes pressions, à l’ouest de Lisbonne et dans l’est de la carte. Trait épais à triangles : le front froid, de la dépression jusqu’à la Méditerranée. Trait épais à demi-cercles : le front chaud, de la dépression vers l’est, au sud de Saint-Pétersbourg. Les hachures le long des fronts n’ont pas de légende. Points noirs : des villes. Leneuf, Météo, p. 27.
Carte synoptique, la même que celle de l’examen ; ses noms sont en allemand. Lignes fines : les isobares, une tous les 5 hPa, avec leur valeur (de 1010 à 1030 hPa). T : la dépression sur la Scandinavie, à l’ouest de Stockholm, à l’intérieur des isobares les plus basses ; la carte étant en allemand, T note Tief. H (Hoch) : les hautes pressions, à l’ouest de Lisbonne et dans l’est de la carte. Trait épais à triangles : le front froid, de la dépression jusqu’à la Méditerranée. Trait épais à demi-cercles : le front chaud, de la dépression vers l’est, au sud de Saint-Pétersbourg. Les hachures le long des fronts n’ont pas de légende. Points noirs : des villes. Leneuf, Météo, p. 27.

La situation : une dépression sur la Scandinavie et une haute pression sur les Açores, c’est-à-dire à l’ouest de Lisbonne, au bord de la carte. De la dépression partent un front froid, vers le sud, et un front chaud, vers l’est. C’est la disposition du schéma de la naissance des fronts, où le front froid se forme au sud-ouest de la dépression et le front chaud à l’est (fiche « Fronts et dépressions »).

Sur cette carte, les symboles sont du côté où le front avance : les triangles à l’est du front froid, qui se dirige vers le sud-est, et les demi-cercles au nord du front chaud, qui se dirige vers le nord.

Piège. L’examen montre deux cartes de l’Europe qui se ressemblent. Celle des N°145 à N°150 n’a que des isobares, et la dépression y est centrée près de Lulea (fiche « La carte de l’examen »). Sur celle-ci, avec des fronts, la dépression (T) est à l’ouest de Stockholm, et Lulea se trouve loin devant le front chaud.

Devant, entre ou derrière les fronts

Un observateur au sol voit passer d’abord le front chaud, puis le front froid (fiche « Ce que voit un observateur »). Il est donc tour à tour :

Villes Sur la carte Secteur
Lulea, Saint-Pétersbourg au nord du front chaud devant le front chaud (N°158)
Zurich, Stockholm à l’est du front froid, au sud du front chaud secteur chaud (N°156)
Paris, Londres à l’ouest du front froid secteur de traîne (N°157)
Lisbonne, Athènes près des H, vers l’isobare 1030 haute pression (N°159)
  • Le secteur chaud est derrière le front chaud, entre les deux fronts : c’est la zone d’air chaud, C sur le schéma de la naissance des fronts.
  • Le secteur de traîne est derrière le front froid : l’air y est plus frais, et la visibilité bonne.

Moyen mnémotechnique : devant le front chaud, puis secteur chaud, puis traîne, dans l’ordre où les fronts passent sur un lieu.

Les nuages selon le secteur

L’examen donne la nébulosité en huitièmes (x/8), qui se lisent comme la part du ciel couverte. À Paris, on peut s’attendre à un ciel partiellement couvert de cumulus, soit 3/8 à 5/8. Au passage du front chaud, les nuages sont bas et il pleut : le ciel est couvert, 8/8 (N°163).

Lieu Position Nuages
Lulea loin devant le front chaud cirrostratus, 5/8 à 7/8 (N°160)
Saint-Pétersbourg au passage du front chaud nimbostratus, 8/8, pluie (N°163)
Nord-est de la Suisse devant le front froid cumulonimbus ; lenticulaires à l’est (N°162)
Paris juste derrière le front froid cumulus, 3/8 à 5/8 (N°161)

Pourquoi (fiche « Le front chaud », fiche « Le front froid ») :

  • Le front chaud s’annonce d’abord en altitude : sa surface s’étire loin devant lui, au-dessus de l’air froid. Loin devant, on ne voit que les nuages très hauts, cirrus puis cirrostratus ; juste avant son passage au sol, le nimbostratus, bas, avec la pluie.
  • Le front froid s’annonce par une barrière de cumulonimbus venue de l’ouest. Une fois qu’il est passé, dans la traîne, viennent des stratocumulus, puis des cumulus bas, qui montent peu.
  • Les lenticulaires sont typiques d’un ciel de foehn : voir fiche « Le temps en Suisse ».

Le vent

Trois règles (détails : fiche « Lire le vent sur les isobares ») :

  1. le vent souffle parallèlement aux isobares ;
  2. dans l’hémisphère nord, il tourne dans le sens des aiguilles d’une montre autour d’un anticyclone, dans le sens inverse autour d’une dépression ;
  3. il porte le nom de la direction d’où il vient (fiche « Direction et force du vent »).

Méthode : repérer l’isobare qui passe près de la ville et le centre (H ou T) qu’elle contourne ; suivre l’isobare dans le sens de rotation de ce centre ; donner enfin la direction d’où arrive l’air, à l’opposé de celle où il va.

Ces règles donnent le secteur du vent, lu sur la carte à quelques dizaines de degrés près, pas sa valeur exacte en degrés ; la bonne réponse est chaque fois la seule proposition de ce secteur :

Ville Position Va vers Vent
Alger sud de la dépression l’est 280°, ouest
Londres sud-ouest de la dépression le sud-sud-est 310°, nord-ouest
Zurich sud-est de la dépression le nord-est 210°, sud-ouest
Lisbonne est de l’anticyclone le sud 320°, nord-ouest
Athènes ouest des H de l’est le nord-ouest 130°, sud-est

Le tracé des isobares près de chaque ville est détaillé dans les questions. À Lisbonne, la carte donne plutôt un vent de nord-nord-ouest ; 320° reste la seule proposition de ce côté (N°155).

C’est le même raisonnement que pour les exemples de la carte des isobares (fiche « Lire le vent sur les isobares ») : Stockholm, au sud d’une dépression, a un vent d’ouest ; Paris, au nord-est d’un anticyclone, a un vent de nord-ouest.

Piège. Plusieurs réponses donnent la direction vers laquelle va le vent : 100° à Alger, 130° à Londres, 310° à Athènes, 030° à Zurich. Le vent se nomme par la direction d’où il vient.

Le temps en Suisse

Sur la carte, la Suisse est dans le secteur chaud (N°156) : le front froid passe entre Paris et Zurich, et ces systèmes avancent en général d’ouest en est. À Zurich, le vent vient du sud-ouest (N°154).

C’est l’une des situations de foehn du sud : la Suisse, dans le secteur chaud, devant une perturbation, reçoit sur les Alpes un courant du sud, souvent humide (fiche « Foehn du sud »).

  • Au sud des Alpes, l’air humide monte et condense : nuages de barrage et fortes pluies.
  • Au nord, l’air redescend sec et se réchauffe : temps sec et plutôt ensoleillé, mais vent fort.
  • En altitude, le vent crée des ondes : les lenticulaires sont typiques d’un ciel de foehn (fiche « Nuages lenticulaires »).

Pour ce jour-là, la situation annonce des nuages à l’ouest et au sud, et un temps surtout ensoleillé à l’est sous l’effet du foehn du sud (N°164).

Attention. Foehn bien établi : on ne vole pas, même par beau temps. Le vent y est violent et turbulent, en particulier dans les vallées alpines.

Piège. Foehn du sud : pluie au sud des Alpes, beau temps au nord. Foehn du nord : l’inverse, quand la Suisse est derrière un front froid, avec un courant de secteur nord.